Les policiers municipaux français sont autorisés depuis à utiliser des
pistolets à impulsions électriques, les "Tasers". Mais la profession est
divisée sur l'équipement obligatoire en armes.
Une partie de ses représentants ont réclamé lors d'une rencontre avec
Brice Hortefeux d'être systématiquement
armés mais le ministre de l'Intérieur a temporisé, renvoyant la balle aux
maires qui décident de l'armement de leurs agents.
Leur revendication intervient après qu'une policière municipale a pour la
première fois été tuée la semaine dernière en mission, lors d'une fusillade à
Villiers-sur-Marne, dans le
Val-de-Marne.
Brice Hortefeux a confirmé la publication au Journal Officiel du décret
autorisant le port des "Tasers" après une formation appropriée. Le Conseil
d'Etat avait annulé en 2009 un précédent décret car il ne parlait pas de
formation.
Amnesty International France juge pour sa part dans un communiqué que
l'emploi de Tasers n'est pas justifié au vu des missions de la police municipale et rappelle les conséquences,
"potentiellement d'une extrême gravité", de l'utilisation de ces armes.
Selon le gouvernement, 13'500 policiers municipaux sur 18'000 sont équipés
d'armes de quatrième (armes à feu légères) ou sixième catégorie (armes
blanches).

Le Taser X26 est équipé d’un Tasercam, une caméra qui se déclenche dès que le pistolet est activé.
Toutes les actions du Taser X26 sont filmées et gardées
en mémoire.
L’identification du tir est très précise : date, heure,
durée. Aucune contestation des circonstances de l’intervention ne sera donc
possible.
L’utilisation du pistolet neutralisant s’inscrit
dans une éthique de
responsabilité.
A cet égard aussi, la technologie Taser ouvre une ère nouvelle :
les exigences de transparence de notre société sont parfaitement prises en compte.
Un tel contrôle n’est possible avec aucune autre arme aujourd’hui.