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lundi 18 mars 2013

TERRORISME: Un des responsables de la mort de Daniel Pearl arrêté

Onze ans après la mort de Daniel Pearl, correspondant du Wall Street Journal enlevé et assassiné au Pakistan au début de l'année 2002, les forces de sécurité pakistanaises ont arrêté un personnage soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat du journaliste américain. Les Rangers, une unité paramilitaire, indiquent avoir arrêté Qari Abdul Hayee, aussi appelé Asad Ullah, dimanche lors d'un raid dans un quartier de Karachi, la mégapole du sud du Pakistan, après une série d'attaques contre la communauté chiite du Pakistan.

Les forces de sécurité ont par ailleurs arrêté jeudi le responsable présumé d'un attentat ayant fait 50 morts il y a deux semaines à Abbas Town, un quartier chiite de Karachi. Ces arrestations interviennent alors que le Pakistan doit tenir des élections nationales et provinciales d'ici la mi-mai.

mardi 7 septembre 2010

Mafia 2 review & Screenshots

mafia II

Hier soir j'ai enfin fini le dernier jeu de 2K Games : Mafia II.

J'avais bien évidemment beaucoup apprécié le premier épisode sorti en septembre 2002 qui avait le goût d'un GTA 3D (oui je suis accroc aux GTA et le premier ni le deuxième n'étaient pas en 3D).
Qui dit GTA like dit environnement relativement réaliste, liberté d'action permettant de belles balades et interactions toujours sympa à découvrir.
Dans le premier Mafia j'avais été amusé par la possibilité d'actionner un limiteur de vitesse dans les voitures pour éviter d'avoir une amende de la part des forces de l'ordre. L'histoire était fun et surtout, surtout, surtout, le contexte.. La mafia, l'époque de la prohibition, Chicago, les vieilles voitures, les radios Jazzy, ont pour moi une grande place dans mon affect.

Mafia 2 n'y coupe pas, car comme pour tout sujet les avis sont divisés, et en tant que hardcore gamer et dino, j'ai su apprécier ce second épisode malgré ses défauts comme il y en a partout dans chaque chose que l'on essaye avec trop d'engouement préalable, on a forcément des déceptions.
Les points faibles sont l'aspect répétitif de se lever le matin, prendre sa caisse jusqu'à l'autre bout de la carte, de l'action, revenir loin, finir la mission, et rentrer pour recommencer le "lendemain". D'ailleurs par auto dérision ils en jouent dans l'un des derniers chapitres du jeu, et mentionnent ce soucis par téléphone... Autres points d'ombres sont la mauvaise gestion du moteur Physx de nVidia qui fait tout ramer, alors que l'ambient occlusion est bien gérée et même en 2560x1600 avec tout à fond j'étais à 60fps constamment avec ma "petite" GTX275. Une autre ombre dont je me rappelle est la disparition des éléments telles les voitures. Rageant quand on a emprunté une belle, qu'on la retape et la boost, puis qu'elle disparaisse après un tour de pâté de maison. Et non ce n'est pas du vol, faites le test en bas de la station de police ou devant un flic, le problème sera le même !

Pour les points positifs, je me rappellerai des cinématiques aux personnages très expressifs, aux dialogues, qui m'ont bien fait rigoler et parfois mis presque une petite larme à l'œil, rare dans un jeu. Autre chose que j'ai apprécié alors que j'en ai lu des critiques négatives, c'est le point de vue sur le personnage et sa vie : simple. Une vie simple de veteran revenu de la guerre, qui rejoint sa famille et renoue avec ses amis pour se refaire une nouvelle vie. Pas besoin de héros ridicules comme Scarface, bon qu'à alimenter les recto de t-shirt de boutonneux de banlieue. Non ici nous avons la chance d'incarner un homme ordinaire, avec sa vie ordinaire ou presque, avec cette chance qu'il soit de cette époque dont beaucoup peuvent rêver d'y vivre : l'époque du jazz, puis de l'arrivée du rock (on y revient dans une ligne ou deux), des belles voitures et des nanas remplissant les cathouses (heureusement le burlesque revient, on y est presque, miam). Point fort de l'histoire, la progression dans le temps, entrecoupé par une rapide halte en prison, avec ses chiottes à récurer, les douches glissantes et le easter egg dans la cour avec ce fou gueulant "All Your Base Are Belong To Us".
La cinématique après la prison est bien foutue, on ressent l'époque rock n'roll avec ses matous et chattes qui s'enlacent dans l'insouciance et les excès (vous assisterez à des soirées privées un peu glauques). Cinématiques agréables telles celles de roadback lorsqu'après des coups durs donc, votre personnage et ses acolytes reprennent du poil de la bête et se marrent bras dessus bras dessous.
On m'a parlé de problèmes de jouabilité dont pendant les phases de conduite de véhicules: ici rien à signaler, pour ma part. Certes sous la pluie ça glisse un peu, sous la neige un poil plus, mais ça me parait sans aucun problème de conduire comme un mafieux pressé sans forcément perdre la route à chaque moment. Cela me fait penser que par contre la carte est un peu petite, et ses limitations sont parfois vexantes: j'aurais bien aimé me baigner avec les clochards ou sauter sur les rails mais ça ne m'a pas été permis. Après c'est sur, si vous n'aimez pas le jazz, le vieux rock, les filles sexy et bien habillées, Playboy, les vieilles voitures, la vie désuète à l'américaine, et que vous préférez, ou plutot que vous n'aimez que, le hiphop, les grosses pouffes et des caisses de tuning ridicules, forcément, passez votre chemin. Maintenant que j'en ai énervé au moins un sur cent, sache mon enfant, que certes Django Reinhardt passe au dessus, mais Rakim et Gangstarr sont mes grands amis aussi. Pourtant, je préfère le chic sous la neige. Yo !

Screenshots home made. Et les meilleurs du marché, oui madame, ne rougissez pas!
Cliquez dessus pour les ouvrir en grand et les sauvegarder, 2560 x 1600 px.


samedi 3 octobre 2009

Vivendi et Messier jugés à New York

"Pendant la période concernée, les accusés ont annoncé des bénéfices et des recettes florissants et dépeint Vivendi comme une entreprise générant assez de liquidités pour honorer ses dettes, qui s'élevaient à environ 21 milliards de dollars pour des acquisitions de 77 milliards de dollars", a résumé le cabinet américain Labaton Sucharow, qui représente des petits porteurs en nom collectif dans cette affaire. "En fait, la société a traversé une grave crise de liquidités qui l'a presque menée à la faillite".

D'après ces avocats, le groupe avait contrevenu aux normes comptables américaines en revendiquant notamment l'intégralité des recettes de sociétés qu'il ne contrôlait pas. M. Messier avait dû quitter la présidence de VU en juillet 2002, après que l'entreprise eut perdu 13,6 milliards d'euros sur l'année précédente.

Ce n'est pas la première fois que Vivendi et son flamboyant ex-PDG doivent affronter la justice pour rendre compte de cette époque. Mais ce procès aux Etats-Unis pourrait s'avérer le plus onéreux pour eux, si la justice leur ordonne de dédommager les actionnaires pénalisés par l'effondrement du titre.

La justice française chiffre en effet à un million le nombre d'investisseurs ayant détenu des actions Vivendi durant la période litigieuse, qui sont de potentiels plaignants.

De son côté, l'avocat français Frédérik-Karel Canoy, qui représente des petits porteurs français et entend faire le déplacement de New York, estime à 1,2 milliard le nombre d'actions Vivendi en circulation durant la période clé, où leur cours a chuté en vrille.

"Il est très important qu'il y ait une réponse judiciaire", a déclaré à l'AFP M. Canoy, qui espère que Vivendi sera condamné à 50 milliards de dollars de dommages et intérêts.

Du côté de Vivendi, où on a réclamé en vain que les actionnaires français ne soient pas inclus parmi les plaignants représentés en nom collectif, on se dit "confiant"."

La suite ici

mercredi 12 novembre 2008

Napoli et la Mafia version Gomorra

« A Naples, la violence est le moyen le plus compliqué mais aussi le plus pratique de devenir un entrepreneur qui gagne; et l’atmosphère de ville en guerre qu’on respire chaque jour a l’odeur rance de la sueur, comme si les rues étaient des salles de sport à ciel ouvert où chacun exerce sa capacité à voler, à braquer, à saccager et à tester les mécanismes du pouvoir, l’ivresse de la croissance économique.»

«3600 morts depuis que je suis né. La Camorra a fait plus de victimes que la mafia sicilienne, plus que la ‘Ndrangheta, plus que la mafia russe, plus que les familles albanaises, plus que l’ETA. en Espagne et l’IRA en Irlande réunies, plus que les brigades rouges, les NAR et tous les attentats commis en Italie durant les années de plomb. La Camorra a tué plus que n’importe quelle autre organisation.

Ce n’est pas le cinéma qui observe le monde du crime pour s’inspirer des comportements les plus marquants, mais précisément le contraire (…) Le cas du Parrain est signifi catif. En Sicile ou en Campanie, personne au sein des organisations criminelles n’avait jamais utilisé auparavant le terme padrino, fruit d’une traduction plus ou moins exacte de l’anglais Godfather (…) Les camoristes doivent se forger une image criminelle que souvent ils n’ont pas et qu’ils trouvent au cinéma. En revêtant un masque hollywoodien facilement reconnaissable, ils prennent une sorte de raccourci qui fait d’eux un personnage immédiatement menaçant.

Depuis Tarantino, ces gars-là savent plus tirer comme il faut ! Ils tirent plus avec le canon droit, mais tiennent toujours leur arme inclinée, presque à plat. Ils tirent comme dans les films, le pistolet de travers, c’est un désastre : ils touchent le bas-ventre, l’aine et les jambes, ils blessent grièvement mais sans tuer. Et donc ils sont obligés d’achever la victime d’une balle dans la nuque. Un fleuve de sang inutile, une barbarie complètement superfl ue qui n’a rien à voir avec l’exécution. »


Roberto Saviano, Gomorra

 

LE SYSTÈME (NAPLES ET LA CAMPANIE) APPELÉ CAMORRA
C’est l’organisation criminelle la plus importante d’ Europe. Elle est très intégrée dans la population, surtout dans les milieux les plus pauvres. « Le Mot Camorra n’existe pas. C’est un mot de flics utilisé par les magistrats, les journalistes et les scénaristes. Un mot qui fait sourire les affiliés (...). Celui que les membres d’un clan utilisent pour le désigner est SYSTÈME : « J’appartiens au Système de Secondigliano ». Un terme éloquent, qui évoque un mécanisme plutôt qu’une structure. Car l’organisation criminelle repose directement sur l’économie et la dialectique commerciale est l’ossature du clan. » « La nébuleuse de la Camorra se compose aussi bien de groupes avides comme des sangsues, sans projet économique, que d’avant-gardes qui développent leurs affaires à toute vitesse et visent les sommets. » Les femmes commencent à y jouer un rôle de plus en plus important du fait des nombreuses arrestations et des assassinats. Les clans gèrent de très nombreuses activités : • Extorsions de fonds. La Camorra reçoit de l’argent de la plupart des entreprises de la région sous forme d’un impôt appelé le « pizzo » • Prostitution • Contrôle de multiples activités légales telles que le commerce de fleurs, le commerce de viande • Ramassage des ordures • Jeux, boîtes de nuit • Contrebande en tous genres : objets volés et contrefaçon • Trafic des cigarettes a refait surface depuis la hausse récente du prix du tabac • Trafic de drogue en provenance du Maghreb, de la Turquie (héroïne, opium) et d’ Amérique du Sud (cocaïne). Il rapporterait jusqu’à 500 000 dollars par jour à la Camorra • Fraude : comme toutes les mafias italiennes, la Camorra détourne des subventions européennes, reconstruction en Campanie : après le tremblement de terre de 1980, la Camorra a détourné des millions d’euros sous couvert de reconstruction immobilière de la région financé par l’ Union Européenne • Offres publiques de chantiers • Gestion des déchets toxiques. Qui a permis d’empoisonner de nombreux terrains agricoles, accroissant ainsi le nombre de cas de cancers... On compte cinq camorristes pour un membre de la ‘Ndrangheta.

 

MATTEO GARRONE - Réalisation et Scénario

Né à Rome en 1968.

Après avoir obtenu le Diplôme de Lycée artistique en 1986, il commence à travailler comme assistant-opérateur pour se consacrer ensuite entièrement à la peinture.

En 1996, il remporte le Prix du Meilleur court-métrage au Sacher Festival pour SILHOUETTE.

L’ année suivante, il réalise, avec sa propre maison de production Archimede, son premier long métrage, Terra di Mezzo, distribué par Tandem et lauréat au Festival du Cinéma Jeunes à Turin, du Prix Spécial du Jury et du Prix Cipputi.

En 1998, il tourne le documentaire ORESTE PIPOLO, FOTOGRAFO DI MATRIMONI à Naples. Et, toujours la même année, son second long métrage, LES HÔTES, reçoit le Prix Kodak au Festival du Cinéma de Venise. Ce film obtient également la Mention Spéciale au Festival d’ Angers, le Prix du Meilleur Film au Festival de Valence et le Prix Kodak au Festival de Messine.

Son troisième long métrage, ROMAN SUMMER, réalisé en 2000 a fait partie de la Sélection officielle du Festival de Venise.

Mais c’est avec L’ ÉTRANGE MONSIEUR PEPPINO, en 2002, qu’il remporte le plus vif succès auprès de la critique et du public : ce film est présenté à la 55e édition du Festival de Cannes, dans la Quinzaine des Réalisateurs ; il remporte le David de Donatello pour le Meilleur Scénario et pour le Meilleur Second Rôle, le Ruban d’ Argent pour le Meilleur Montage, le Ciak d’Oro pour le Meilleur Montage, le Prix Fellini pour le Meilleur Producteur, les Meilleurs Décors, la Meilleure Photo, le Meilleur Scénario, la Meilleure Distribution. Il remporte encore le Prix Spécial du Jury au Prix Pasolini.

En 2005 il est en compétition au 54e Festival du Cinéma de Berlin avec le film PREMIER AMOUR qui remporte l’ Ours d’Argent pour la Meilleure Musique. Toujours pour la meilleure musique, il remporte le Ruban d’Argent et le David de Donatello.

 

ROBERTO SAVIANO - Sujet et Scénario

Roberto Saviano est né à Naples en 1979.

Il a vécu entre Naples et Caserte. Titulaire d’une licence de Philosophie à l’Université de Naples-Frédéric II, il a été l’élève du grand historien du sud de l’ Italie, Francesco Barbagallo.

Il fait partie d’un groupe de chercheurs de l’Observatoire sur la Camorra et l’ illégalité et collabore avec les journaux L’ Espresso et La Repubblica.

Gomorra, son premier livre, s’est vendu, en Italie, à plus de 1.200.000 exemplaires et a été un Best-Seller dans 33 pays.

La littérature et le reportage permettent à Roberto Saviano de raconter des fais réels.

En 2006, il reçoit le Prix Giancarlo Siani. La même année il reçoit également le Prix Viareggio Repaci.

Depuis le 13 octobre 2006, après le succès remporté par son livre dans lequel il dénonce les activités de la Camorra de Naples, et à la suite des déclarations des camorristes collaborant avec la justice, des informations des carabiniers et surtout des menaces, en salle d’audience, de certains caïds du clan des Casalesi au cours du procès « Spartacus », Roberto Saviano vit sous protection policière.

Une production Fandango

En collaboration avec Rai Cinema

Ce film est réalisé avec la contribution du Ministère italien des Biens et des Activités Culturels

En collaboration avec Sky

Italie2008 – Couleur - 35 mm - Scope - Dolby SRD - Durée : 135’