La voix déchirante et mélancolique de Mano Solo s'est éteinte ce dimanche 10 janvier 2010 à Paris. Séropositif depuis plusieurs années, le chanteur français est mort des suites de plusieurs anévrismes. À l'âge de 46 ans. Mano Solo est le fils du dessinateur Cabu et d'Isabelle Monin, co-fondatrice du magazine consacré à l'écologie, La Gueule ouverte. Dès 17 ans, Mano Solo joue dans un groupe punk, les Chihuahuas, au sein duquel il est guitariste. Mais c'est au début des années 1990, après avoir appris (en 1986) sa séropositivité[2], qu'il passe derrière le micro et interprète ses textes.
On ne peut même descendre dans ce cachot que par un orifice A percé au centre de sa voûte.
On descendait du rez-de-chaussée à la salle C, qui devait servir également de prison, par un escalier à vis. À cette salle C est joint un cabinet d'aisances; elle ne recevait de jour que par une très-petite ouverture D. Si l'orifice des oubliettes restait béant dans le cachot, s'il n'était pas fermé par un tampon, on conçoit quelle devait être la situation du malheureux prisonnier craignant sans cesse de tomber dans ce trou qu'il ne pouvait voir, puisque le cachot ne reçoit pas de jour. Les deux orifices, celui de la voûte et celui des oubliettes, se correspondant exactement, de la trappe A on pouvait faire tomber quelqu'un dans le puits sans prendre la peine au préalable de le descendre dans le cachot. Nous sommes descendus au fond de ces oubliettes; nous y avons trouvé le rouet qui a servi à les fonder, mais aucune trace d'être humain. En B est le niveau du fond du fossé. En les creusant de deux mètres nous en avons fait un puits qui donne de l'eau pour les besoins du château. Dans ce même château il existe d'autres cachots semblables à celui-ci, sauf le puits des oubliettes; dans l'un de ces cachots nous avons constaté l'existence de noms gravés et une grossière sculpture faite sur les parements. On prétend qu'au château de Blois il existe aussi des oubliettes, mais nous n'avons pu en vérifier exactement la forme."














